Antoinette Fouque: « Etre une femme n’est pas une construction  - Elle

Antoinette Fouque: « Etre une femme n’est pas une construction  - Elle

Une militante sur toute la planète

Commandeur de la Légion d'honneur et Chevalier des Arts et lettres, cette grande dame décède en 2014. Antoinette Fouque (Visiter le site internet Elle sur Antoinette Fouque) fonde l’Observatoire de la Misogynie, le Collège de Féminologie et le Club Parité 2000. La militante prend part à des conférences à l'ONU mais aussi sur toute la planète pour prendre la défense des femmes. Pour Antoinette Fouque, il y a plus inconnu que le soldat inconnu : son épouse. C'est la phrase écrite sur une banderole qu'elle brandit pendant une manifestation parisienne du Mouvement de libération des femmes.

Un chemin entre enseignement et psychanalyse

Diplômée d’études supérieures de Lettres, Antoinette Fouque a travaillé dans l'enseignement. En 1972, Antoinette Fouque prend part à une UV clandestine sur la sexualité de la femme aux côtés de Luce Irigaray, philosophe féministe. Le cercle appelé Psychanalyse et Politique, l'un des courants du Mouvement de libération des femmes (MLF), a été fondé par cette grande militante.

Antoinette Fouque, la créatrice de la féminologie

Antoinette Fouque n'est pas en accord avec l'existentialisme défendu par Simone de Beauvoir. En 2013, elle a dirigé la rédaction du livre "Le dictionnaire universelle des créatrices", qui met en lumière 40 siècles de création des femmes sur toute la planète. Le combat d’Antoinette Fouque ne cède pas aux tentations de l'activisme excessif, il soutient la maternité, qui n'est pas d'après elle en contradiction avec avec la libération des femmes.

Antoinette Fouque se met en retrait du MLF quand elle part pour les Etats-Unis au début des années 80. Le mouvement est alors en proie à des querelles intestines et a de moins en moins de militantes. Le Mouvement de libération des femmes a vu son sigle déposé à l'INPI pour éviter tout détournement par les partis politiques. A la fin des années soixante-dix, Antoinette Fouque et d'autres militantes font le choix d'enregistrer le Mouvement de libération des femmes comme une association loi 1901. Avec l’appui de différentes militantes, la jeune femme lance le Mouvement de Libération des Femmes.